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Entretien avec le Coordonnateur du Festival Alimentaire: Ibrahima Fall pour un système agroalimentaire basé sur la promotion des produits locaux 

La deuxième édition du Festival Alimentaire Sénégal va se tenir du 22 Avril au 02 mai au CICES. L'annonce a été faite hier par le Coordonnateur dudit festival dans un entretien exclusif qu'il nous a accordé. Selon Ibrahima Fall, cet événement s'inscrit dans le cadre de Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales (FIARA). A l'en croire, il vise à promouvoir la pratique d'une agriculture saine et durable qui nourrit les populations. (Propos recueillis par Siaka NDONG)

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Ibrahima Fall. Je suis le coordinateur du festival Alimenterre Sénégal au niveau de la cellule d’appui technique du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR).

Vous organisez cette année la deuxième édition du Festival Alimentaire. Pouvez revenir sur les raisons qui vous ont poussé à organiser une tel événement ?

Ce festival est organisé par le CNCR en partenariat avec SOS FAIM et Wallonie Bruxelles international. Il vise la promotion d’une citoyenneté internationale engagée dans le développement d’un système agroalimentaire plus sain et durable.Il s’inscrit dans un contexte où plus d’un milliard d’individus souffrent de faim dans le monde et plus du 2/3 de ces personnes sont des agriculteurs qui sont censés nourrir le monde.Ce paradoxe nous amène à poser le débat sur la bonne gouvernance des systèmes agroalimentaires qui doivent garantir le droit à l’alimentation à tous les individus. A cet effet le CNCR s’engage activement à promouvoir les exploitations familiales qui nourrissent les familles d’abord et génèrent des revenus pour la prise en charge des besoins sociaux tels que l’éducation, la santé…
Pouvez-vous nous expliquer le choix du thème général de cette année qui est essentiellement axé sur le lait local ?
Le thème de cette année sur la promotion du lait local vient à une heure où le Sénégal importe 90% de sa consommation laitière, alors que nos éleveurs éprouvent toutes les peines pour valoriser leur production laitière et les femmes transformatrices n’ont pas les capacités et les moyens requis pour affronter la compétitivité avec les produits importés.
Pourquoi avez-vous décentralisé les activités de cette présente édition dans les localités de Saint-Louis et de Kaolack ?
Le CNCR a choisi de décentraliser cette année le festival à Kaolack et à Saint-Louis pour valoriser les terroirs et permettre aux acteurs locaux d’avoir un cadre d’expression de plaidoyers et de promotion des arts culinaires.
Le mot de la fin?
Pour finir, je lance un appel à l’Etat du Sénégal de renforcer la collaboration avec les acteurs pour garantir un système agroalimentaire basé sur la promotion des produits locaux avec des mesures courageuses qui protègent nos produits locaux face aux importations. Nous invitons les populations en général et les acteurs du développement rural ainsi que les décideurs à venir participer massivement aux activités prévues dans le festival qui se tiendra du 22 Avril au 02 mai au CICES avec au menu des projections de films, des panels et discussions des animations culturelles et un concours d’art culinaire.

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