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Mamadou Ndiaye Guèye alias Serigne Cheikh Guèye sert un verre de café drogué à sa domestique Awa Faye et abuse d’elle

Mamadou Ndiaye Guèye alias Serigne Cheikh Guèye sert un verre de café drogué à sa domestique Awa Faye et abuse d’elle

Le marabout Mamadou Ndiaye Guèye dit Serigne Cheikh Guèye a été trainé, hier, devant la barre des flagrants délits de Pikine par sa domestique de 18 ans, Awa Faye, qui l’accuse de viol. Le résident de Guédiawaye aurait offert une tasse de café dans laquelle il a mis de la drogue à sa femme de ménage qui perd connaissance avant qu’il ne la viole. L’affaire est mise en délibéré à huitaine, après que le procureur a souhaité l’application de la loi à l’encontre du prévenu.

Jeune fille de 18 ans, Awa Faye a quitté son Lambaye natale pour rallier Dakar à la recherche d’un travail, comme le font certaines de ses congénères issues du monde rural. Une fois dans la capitale, elle a trouvé un travail de domestique dans la banlieue dakaroise, plus précisément à Guédiawaye où elle est au service d’un certain Mamadou Ndiaye Guèye alias Serigne Cheikh Guèye, soi-disant marabout. Ce, contre un salaire de 25.000 F mensuellement. Toutefois, courant septembre 2018, le marabout aurait profité de l’absence de sa femme pour lui servir une tasse de café dans laquelle il aurait mis de la drogue. C’est après avoir bu ce fameux café qu’Awa Faye a perdu connaissance et s’est affalée au sol. Ainsi, le marabout en a profité pour la violer, avant de lui remettre la somme de 5000 F. Déféré au parquet pour le chef de viol, suite à la plainte déposée par la famille de la fille, Serigne Cheikh Guèye, natif de Louga, âgé de 50 ans, marié à une épouse et sans enfant, a comparu hier devant la barre des flagrants délits de Pikine, où il a contesté les faits. «Ce jour-là, Awa et moi avions eu une petite dispute, du fait qu’elle réclamait plus. Nous avons réglé ce problème, mais, le lendemain, elle est revenue avec l’un de ses grands-frères. Ces derniers ont déclaré qu’Awa aurait été droguée avec du café un dimanche avant d’être abusée sexuellement dans ma propre demeure. J’ai aussitôt interrogé mon épouse qui m’a révélé qu’elle ne travaille pas les dimanches, vu que ce sont ses jours de repos. Son grand-frère ainsi que son père m’ont présenté leurs excuses. Ce, en soutenant par ailleurs qu’elle souffrirait de problèmes psychiques», explique-t-il. Continuant sa narration, l’homme sans enfant s’est défendu. «Lorsqu’ils sont revenus, le lendemain, ils m’ont soutenu que c’est moi qui l’avait violée. Sur ce, je leur ai demandé de nous rendre à l’hôpital tous ensemble tout en leur fixant un rendez-vous. Mais, ils ne se sont jamais présentés. Avant que je ne reçoive une convocation de votre service. Je ne suis pas l’auteur de ces faits», précise-t-il. Et pourtant, il avait bien déclaré à l’enquête qu’il est intouchable et que cette affaire ne connaitra aucune suite. Hélas, malgré ces contestations, le certificat médical qui a été décerné par l’homme de l’art de l’hôpital Roi Baudoin a corroboré les accusations de la fille. Sur ledit document, le médecin a conclu l’existence de déchirures hyménales récentes sur le vagin de Awa Faye. Cette dernière a dans ses propos confirmé avoir été violée par le marabout. «Il y a quelques semaines, alors que je travaillais toujours chez lui, son épouse m’a envoyée pour acheter des condiments au marché. A mon retour, je n’ai trouvé que Serigne Cheikh Guèye dans l’appartement. J’ai préparé le déjeuner, que j’ai servi. Vers 17 heures, alors que son épouse était absente, il m’a demandé de lui faire du café. Et après l’avoir servi, je suis retournée faire le ménage», raconte-t-elle. Et de poursuivre : «Il m’a rappelée et m’a offert une tasse de café que j’ai bue. Et à peine quelques minutes plus tard, j’ai eu sommeil et je suis partie me coucher au balcon. Je ne me suis réveillée que quelques heures plus tard. Mes habits étaient maculés de sang et j’ai senti qu’on venait d’abuser de moi. J’ai interrogé Serigne Guèye qui a nié les faits et je le soupçonne d’avoir ajouté de la drogue dans mon verre», peste-t-elle. Le procureur a requis l’application de la loi. Tandis que Me Aboubacry Barro de la défense a souhaité la relaxe de son client. Après les plaidoiries, le délibéré a été fixé à huitaine.
Fatou D. DIONE

jotaay.net

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